
Non, le VAE à La Réunion n’est pas suicidaire. C’est la meilleure façon de découvrir l’île, à condition d’abandonner l’idée de « tout faire à vélo ».
- La clé du succès est une stratégie de mobilité hybride : le VAE pour explorer en détail, le réseau de bus pour franchir les sections les plus difficiles.
- La culture locale de l’auto-stop, notamment dans les Hauts, offre un filet de sécurité précieux et convivial en cas d’imprévu.
Recommandation : Pensez « rayonnement ». Utilisez les arrêts de bus comme des camps de base stratégiques et votre VAE comme l’outil parfait pour vos micro-aventures locales.
L’image est tenace : un cycliste ruisselant, à bout de souffle, face à un des remparts vertigineux de La Réunion. Pour beaucoup, l’idée de visiter cette île volcanique à vélo relève de l’exploit sportif réservé à une élite. L’arrivée du vélo à assistance électrique (VAE) semble changer la donne, mais les doutes persistent. Est-ce vraiment une solution viable pour un cycliste amateur qui redoute à la fois les dénivelés assassins et une circulation dense ? Faut-il craindre pour sa sécurité ou pour son budget ?
Les réponses habituelles oscillent entre un optimisme béat (« le VAE, c’est magique, ça monte tout seul ! ») et des avertissements génériques sur le trafic. Ces conseils, bien que partant d’une bonne intention, occultent la véritable question. La clé n’est pas de savoir si un VAE peut, techniquement, gravir la route de Cilaos. La vraie question est : comment utiliser intelligemment le VAE pour transformer une expérience potentiellement intimidante en une aventure accessible, enrichissante et authentique ?
La solution ne réside pas dans la puissance du moteur, mais dans une approche plus stratégique et locale. Cet article propose un changement de perspective : abandonner l’idée d’un tour de l’île monolithique pour embrasser une stratégie de mobilité hybride et opportuniste. Il s’agit de voir le VAE non pas comme un véhicule unique, mais comme la pièce maîtresse d’un écosystème de transport où le bus, l’auto-stop et la marche deviennent des alliés. C’est en combinant ces modes de déplacement que le vélo électrique révèle tout son génie à La Réunion, déverrouillant des trésors cachés inaccessibles aux automobilistes pressés.
Ce guide vous fournira les clés concrètes pour planifier vos itinéraires, choisir votre matériel, sécuriser votre vélo et même interagir avec les locaux, pour faire de votre séjour à vélo une réussite totale, en toute sérénité.
Sommaire : Explorer La Réunion en mobilité douce : le guide stratégique
- Voie verte du littoral : peut-on faire le tour de l’île en vélo en sécurité ?
- Location de VAE : quel budget prévoir pour une assistance électrique performante ?
- Peut-on vraiment visiter La Réunion uniquement en bus sans rater l’essentiel ?
- Auto-stop dans les Hauts : pourquoi est-ce le moyen le plus convivial de voyager ?
- Saint-Denis à pied : est-ce agréable ou un enfer de trottoirs ?
- Vol de vélo : comment attacher votre monture pour la retrouver après la plage ?
- Tourisme durable : comment vos choix d’achat impactent-ils l’économie locale ?
- Devenir un acteur du tourisme de demain à La Réunion
Voie verte du littoral : peut-on faire le tour de l’île en vélo en sécurité ?
L’idée de faire le tour complet de La Réunion par une piste cyclable côtière est un rêve pour beaucoup. La réalité, cependant, est plus nuancée. Le Schéma Régional des Véloroutes et Voies Vertes (SRVV) est ambitieux, mais sa réalisation est progressive. À ce jour, faire le tour de l’île en toute sécurité sur une voie dédiée n’est pas encore possible. Selon les données de 2022, sur les 231 km prévus, on dénombre 53% de véloroutes réalisées, dont seulement 31% en site propre. Cela signifie que de nombreux tronçons vous obligent encore à partager la route avec les voitures, parfois sur des axes très fréquentés.
L’expérience de voyageurs comme le blogueur Ze Caillou, qui a détaillé son tour de l’île en VAE, met en lumière les points noirs. Le plus célèbre est la portion de 12 km entre Saint-Denis et La Possession sur la route du littoral, formellement interdite aux vélos mais parfois empruntée par nécessité, ce qui est extrêmement dangereux. D’autres passages restent compliqués, notamment dans l’Est près de Saint-André. Cependant, tout n’est pas négatif, loin de là. D’excellentes pistes existent, comme le sentier littoral de 18 km entre le Barachois à Saint-Denis et Sainte-Marie, ou les sections très agréables et bien balisées entre Saint-Leu et l’usine du Gol, et de Saint-Pierre à L’Étang-Salé.
La conclusion est claire : il ne faut pas envisager le tour de l’île comme un parcours continu, mais comme un assemblage de tronçons sécurisés, entrecoupés de liaisons qu’il vaut mieux effectuer par d’autres moyens, comme le bus.
| Tronçon | Sécurité | Infrastructure | Recommandation VAE |
|---|---|---|---|
| Saint-Pierre – L’Étang-Salé | Excellente | Sentier littoral balisé avec panneaux RIS | VAE standard suffisant |
| Saint-Denis – La Possession | Dangereuse | Route du littoral interdite aux vélos | Éviter ou prendre le bus |
| Barachois – Sainte-Marie | Bonne | 18 km de piste cyclable/sentier | Idéal pour tous types de VAE |
Cette approche pragmatique permet de profiter des meilleures parties du littoral à vélo tout en évitant les zones de stress et de danger. Le VAE devient alors un outil de plaisir et non une source d’anxiété.
Location de VAE : quel budget prévoir pour une assistance électrique performante ?
Le choix du vélo est la pierre angulaire de votre aventure. À La Réunion, plus qu’ailleurs, tous les VAE ne se valent pas. Le budget à prévoir dépendra entièrement de votre programme. Voulez-vous longer les plages de l’Ouest ou vous frotter aux pentes des cirques ? Pour une exploration côtière sur les portions plates et les pistes cyclables, un VAE standard avec une batterie de 500 Wh est amplement suffisant. Comptez un budget de 25 à 30 euros par jour pour ce type de modèle.
En revanche, si votre ambition est de monter vers les Hauts, les exigences changent radicalement. Pour affronter des pentes qui dépassent souvent les 10%, un VTT électrique (VTTAE) tout-suspendu est indispensable. Il vous faudra un moteur puissant avec un couple d’au moins 85 Nm pour vous tracter efficacement, et une batterie de grande capacité (750 Wh minimum) pour ne pas tomber en panne au milieu de nulle part. Le budget pour ces machines performantes grimpe logiquement, se situant entre 50 et 60 euros par jour. Pour les familles, des options avec remorque ou siège enfant existent, autour de 40-45 euros par jour.

Pour ceux qui envisagent un séjour plus long ou les résidents, une solution innovante a vu le jour. La CINOR (Communauté Intercommunale du Nord de La Réunion) a lancé « Vélo Vert », un service de location longue durée. Les tarifs sont très attractifs, de l’ordre de 50 à 60€ par mois selon la durée, avec une caution de 800€. C’est une excellente option pour s’immerger dans la mobilité douce au quotidien sans un investissement initial lourd. Choisir le bon VAE n’est pas une dépense, c’est un investissement dans la réussite et le plaisir de votre voyage.
N’hésitez pas à demander conseil aux loueurs professionnels, qui connaissent parfaitement le terrain et sauront vous orienter vers la monture la plus adaptée à vos envies.
Peut-on vraiment visiter La Réunion uniquement en bus sans rater l’essentiel ?
Tenter de visiter La Réunion en se limitant exclusivement au réseau de bus, c’est s’exposer à une certaine frustration. Si les réseaux comme Car Jaune maillent bien les axes principaux et les villes, ils laissent de côté une multitude de trésors : les petits écarts, les hameaux isolés, les points de vue impromptus ou les producteurs locaux nichés au détour d’un chemin. Vous ne feriez qu’effleurer la richesse de l’île. C’est ici que la stratégie hybride VAE + Bus prend tout son sens. Le bus n’est plus une contrainte, mais un allié stratégique pour vous propulser, vous et votre vélo, au cœur des zones d’exploration.
Imaginez : vous prenez le bus pour éviter une longue montée fastidieuse ou une portion de route dangereuse. Une fois arrivé à un arrêt stratégique, vous descendez avec votre VAE et commencez votre véritable exploration. Vous êtes libre de rayonner, de vous arrêter pour acheter des fruits au bord de la route, de suivre un panneau indiquant une cascade ou simplement de profiter du paysage. Cette combinaison transforme radicalement l’expérience de voyage, alliant l’efficacité des transports en commun à la liberté totale du vélo. Des cyclotouristes expérimentés utilisent cette méthode pour « sauter » les sections les moins intéressantes et concentrer leur énergie sur les plus belles découvertes.
La question du transport du vélo dans le bus se pose. Officiellement, la politique peut varier, mais dans la pratique, les chauffeurs de Car Jaune sont souvent tolérants en dehors des heures de pointe (à éviter absolument entre 7h-9h et 17h-19h). Un sourire, un peu de bon sens et être prêt à démonter une roue avant si nécessaire facilitent grandement les choses. Le bus devient votre télésiège personnel pour accéder aux plus belles pistes de l’île.
Le tableau suivant résume parfaitement les avantages de cette approche combinée, qui est le véritable secret pour explorer La Réunion en profondeur et en toute liberté.
| Aspect | Bus uniquement | Combinaison VAE + Bus |
|---|---|---|
| Flexibilité | Limitée aux arrêts et horaires fixes | Liberté totale depuis chaque arrêt |
| Accès aux sites | Manque les écarts, hameaux non desservis | Exploration complète en rayonnant depuis les arrêts |
| Découvertes spontanées | Impossible entre deux arrêts | Arrêts fruits bord de route, points de vue impromptus |
| Transport du vélo | – | Variable selon tolérance des chauffeurs Car Jaune |
C’est la méthode la plus intelligente pour maximiser votre temps de découverte et minimiser les contraintes logistiques et physiques.
Auto-stop dans les Hauts : pourquoi est-ce le moyen le plus convivial de voyager ?
L’auto-stop à La Réunion n’est pas seulement un moyen de se déplacer, c’est une véritable institution culturelle, un marqueur de la convivialité insulaire. Pour le cycliste en VAE, il représente bien plus qu’une simple alternative : c’est un précieux filet de sécurité. Imaginez-vous dans les Hauts, la batterie de votre vélo qui clignote dangereusement ou une pente finale qui s’avère plus rude que prévu. C’est là que la pratique de « lever le pouce » prend tout son sens. La plupart des automobilistes locaux, surtout dans les zones rurales, sont habitués à rendre ce service.
Cette pratique est particulièrement répandue et efficace sur les routes menant aux cirques, comme le souligne le Guide touristique Carte de La Réunion :
L’auto-stop fonctionne le mieux sur la route de Cilaos, Salazie et Plaine des Palmistes, mais est quasi inexistant dans les zones périurbaines de l’Ouest
– Guide touristique Carte de La Réunion, Découvrir La Réunion en VAE
Il faut donc savoir où et comment le pratiquer. Se poster près d’une « boutik » (épicerie locale) ou d’un arrêt de bus augmente vos chances. L’approche est aussi importante que le geste : un grand sourire et un contact visuel sont essentiels. La formule magique pour engager la conversation, une fois que quelqu’un s’arrête, reste l’indémodable « Zot nouvelles ? » (« Comment allez-vous ? »). C’est une porte d’entrée vers un échange qui va souvent bien au-delà du simple trajet. C’est l’occasion de glaner des conseils sur les meilleurs sentiers, le restaurant à ne pas manquer ou simplement de partager un moment de vie. L’auto-stop devient une partie intégrante de l’aventure, une immersion authentique dans la culture réunionnaise.
Pour le cycliste, c’est la garantie de pouvoir toujours trouver une solution, ajoutant une couche de sérénité indispensable à l’exploration des zones les plus reculées.
Saint-Denis à pied : est-ce agréable ou un enfer de trottoirs ?
Tenter de traverser Saint-Denis à vélo aux heures de pointe peut vite tourner au cauchemar. La capitale est le cœur économique de l’île, et la congestion y est un problème majeur, comme en témoigne un chiffre frappant : selon la maire Ericka Bareigts, ce sont plus de 100 000 voitures qui entrent chaque jour à Saint-Denis. Dans ce contexte, vouloir tout faire à vélo est contre-productif. La solution la plus intelligente et agréable est, encore une fois, une stratégie hybride : utiliser le VAE pour rejoindre le centre, puis l’explorer à pied.
Le centre-ville de Saint-Denis se prête magnifiquement à la flânerie. Le carré piéton autour de la rue du Maréchal Leclerc, les ruelles adjacentes chargées d’histoire avec leurs cases créoles colorées, ou encore le paisible Jardin de l’État sont des zones où la marche est reine. Le vélo, lui, devient un outil pour les approches et les liaisons. Vous pouvez, par exemple, utiliser le sentier littoral nord pour arriver tranquillement depuis l’est ou l’ouest, évitant ainsi le trafic du centre.
La question du stationnement est légitime. La ville a fait des efforts considérables pour accueillir les cyclistes. On trouve de nombreux arceaux à vélo, notamment près des points stratégiques comme le Barachois sur le front de mer. Avec 164 arceaux déjà disponibles et 100 de plus prévus pour 2024-2025, trouver un point d’attache sécurisé pour sa monture avant de partir en exploration pédestre est de plus en plus facile. Cette approche « parquer et marcher » transforme la visite de Saint-Denis : le stress de la circulation disparaît, laissant place au plaisir de la découverte à son propre rythme.
Votre plan d’action pour explorer Saint-Denis
- Point de contact : Identifiez un parking à vélo sécurisé comme point de base (ex: zone du Barachois).
- Collecte d’itinéraires : Garez votre VAE et explorez à pied le centre historique (carré piéton, Jardin de l’État).
- Cohérence de mobilité : Utilisez le sentier littoral nord en VAE pour les trajets d’approche afin d’éviter la congestion centrale.
- Mémorabilité/Émotion : Repérez les havres de paix accessibles (front de mer, parcs) pour des pauses agréables loin du trafic.
- Plan d’intégration : Combinez une balade en VAE le long du front de mer avec une exploration à pied du cœur de ville pour une expérience complète.
Cela permet de savourer à la fois la fluidité du déplacement en VAE sur les axes dégagés et le charme d’une découverte pédestre du patrimoine dionysien.
Vol de vélo : comment attacher votre monture pour la retrouver après la plage ?
Le plaisir d’une baignade dans le lagon après une balade à vélo peut vite être gâché par l’angoisse du vol. Malheureusement, le risque est réel, en particulier dans les zones très fréquentées de l’Ouest comme les plages de l’Ermitage ou de Boucan Canot, souvent identifiées comme des « zones rouges ». Un VAE représente un butin de valeur, et une protection insuffisante est une invitation pour les voleurs. Laisser son vélo sans surveillance, même pour « juste cinq minutes », est une très mauvaise idée.
La bonne nouvelle, c’est qu’en adoptant quelques réflexes simples mais essentiels, on peut réduire considérablement le risque. La première règle, et la plus dissuasive, est de toujours retirer la batterie et la console d’affichage (si elle est amovible) de votre VAE. Un vélo sans batterie est beaucoup moins attractif. Ensuite, il est crucial d’investir dans de bons antivols. La recommandation unanime des cyclistes locaux est d’utiliser non pas un, mais deux antivols de types différents : un antivol en U robuste pour attacher le cadre à un point fixe, et un câble supplémentaire pour sécuriser les deux roues au cadre. Cette double protection complique et ralentit la tâche des voleurs.
Le choix du point d’ancrage est tout aussi important. Privilégiez toujours le mobilier urbain solide (poteaux, barrières, arceaux dédiés). En l’absence de tel mobilier sur certaines plages, la pratique courante est de s’attacher aux troncs des filaos. Si vous le faites, veillez à le faire avec respect pour l’arbre, sans abîmer l’écorce. Enfin, garez-vous dans une zone avec une « surveillance naturelle », c’est-à-dire à la vue de tous, par exemple près d’un restaurant de plage ou d’un poste de secours.
- Retirez systématiquement et emportez avec vous la batterie du VAE.
- Utilisez un antivol en U pour le cadre et un câble pour les roues.
- Choisissez un point fixe solide et visible pour attacher votre vélo.
- Photographiez votre vélo et son emplacement comme preuve.
- Vérifiez les conditions de votre assurance location concernant le vol et la franchise.
Ces quelques précautions vous permettront de profiter pleinement de votre journée à la plage, en sachant que vous retrouverez votre fidèle monture à votre retour.
À retenir
- La clé du succès est l’hybridation : combinez intelligemment VAE, bus et auto-stop pour une flexibilité maximale.
- Pensez « rayonnement » : le VAE est l’outil parfait pour l’exploration locale et le « dernier kilomètre » depuis un arrêt de bus ou un lieu de séjour.
- La sécurité est non-négociable : planifiez vos itinéraires pour éviter les axes dangereux et adoptez une routine rigoureuse pour protéger votre vélo contre le vol.
Tourisme durable : comment vos choix d’achat impactent-ils l’économie locale ?
Choisir le vélo électrique à La Réunion, ce n’est pas seulement opter pour un mode de transport pratique et écologique. C’est aussi faire un choix qui a un impact direct et positif sur l’économie locale. Actuellement, la part modale du vélo reste modeste, mais l’ambition est forte : le Schéma régional d’itinéraires cyclables vise à passer de 4% de part modale vélo à 12% d’ici 2030. Chaque cycliste supplémentaire contribue à cet objectif et envoie un signal fort en faveur de la mobilité douce.
L’impact le plus tangible se mesure au niveau des commerces de proximité. Contrairement à un automobiliste qui file d’un point A à un point B, le cycliste est un explorateur lent. Il est plus enclin à s’arrêter dans une boulangerie de village pour un pain bouchon, à acheter des samoussas dans une petite boutique, ou à visiter un producteur de vanille découvert au hasard d’une route. Le VAE vous donne accès à des lieux que vous n’auriez jamais vus en voiture, créant un cercle vertueux où votre mobilité douce irrigue directement l’économie des petits artisans et commerçants.
Certains acteurs du tourisme l’ont bien compris et structurent leur offre autour de ce potentiel. L’Office de Tourisme du Sud, par exemple, propose des circuits VAE conçus pour maximiser les retombées locales. Un itinéraire peut ainsi intégrer une visite au Domaine du Café Grillé à Pierrefonds, un arrêt dégustation dans une boutique de produits du terroir, et un déjeuner dans une table d’hôtes créole. En suivant ces circuits, vous ne vous contentez pas de visiter, vous participez activement à la vie économique de l’île, en privilégiant ceux qui sont souvent à l’écart des grands flux touristiques. Votre choix de mobilité devient un acte militant en faveur d’un tourisme plus juste et plus durable.
Votre voyage devient une expérience partagée, bénéfique à la fois pour vous et pour la communauté qui vous accueille.
Devenir un acteur du tourisme de demain à La Réunion
Au final, la question n’est plus de savoir si le vélo électrique est « suicidaire ou génial » à La Réunion. La réponse est claire : c’est une solution absolument géniale, à condition de l’aborder avec intelligence, réalisme et une touche d’opportunisme. En abandonnant le mythe du grand tour cycliste pour adopter une stratégie de mobilité hybride, vous transformez les contraintes de relief et de trafic en de formidables atouts pour une découverte plus profonde et authentique de l’île.
Combiner le VAE pour le plaisir de l’exploration, le bus pour les liaisons stratégiques et l’auto-stop comme filet de sécurité convivial n’est pas un compromis ; c’est la méthode la plus efficace pour s’immerger dans les paysages et la culture réunionnaise. C’est se donner la liberté de dire « oui » à un chemin de traverse, à une rencontre imprévue, à un point de vue que seuls les curieux découvrent. C’est aussi un choix conscient qui favorise l’économie locale et soutient un modèle de tourisme plus durable et respectueux.
Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour planifier votre aventure. Le relief ne doit plus être une peur, mais un terrain de jeu que vous apprendrez à maîtriser. La circulation n’est plus un obstacle infranchissable, mais un paramètre à gérer avec stratégie. Le VAE est votre clé pour déverrouiller une autre Réunion, plus intime et plus vraie.
Alors, n’hésitez plus. Planifiez votre première micro-aventure hybride et préparez-vous à vivre La Réunion d’une manière que vous n’auriez jamais imaginée.